Rendez-vous de l'emploi

Des rendez-vous pour l’emploi organisés par l’association A.DE.L.E. sur le territoire du PLIE des Graves en partenariat avec Pôle Emploi, la Mission Locale des Graves et le Pôle Territorial de Solidarité des Graves.

L’association A.DE.L.E. et le Service Emploi et Solidarités de la CCM ont organisé un grand rendez-vous autour de l’emploi et de l’accompagnement, à destination des habitants de la Communauté de Communes de Montesquieu et de la ville de Bègles en […]

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Se projeter en entretien d’embauche : dernier palier avant l’emploi.

La préparation à l’entretien d’embauche est la dernière clé dont les participants doivent s’emparer avant d’entrer dans l’emploi. Depuis plus de deux ans, Olivier Tsevery, formateur, psychologue du travail, comédien et metteur en scène du centre de formation Odysseus, anime […]

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VEOLIA : un partenaire engagé auprès de l’association A.DE.L.E. pour l’emploi et la formation des personnes.

Le groupe VEOLIA conçoit et déploie des solutions pour la gestion de l’eau, des déchets et de l’énergie, qui participent au développement durable des villes et des industries. La direction du territoire Aquitain de l’activité « Recyclage et valorisation des déchets » […]

Bordeaux Ecole Numérique

Bordeaux Ecole Numérique : un partenariat au service de l’accessibilité des outils numériques.

Bordeaux Ecole Numérique (BEN) est un « fablab » – lieu de formation et de création numérique – implanté à Bègles. L’objet de cette association est la vulgarisation des usages du numérique, comme nous l’explique Marc Fontaine, son fondateur : « BEN est un […]

Témoignage-Tourisme

Après une première vie à l’étranger, Sandra s’apprête à valider son BTS Tourisme et démarrer une nouvelle carrière professionnelle.

À presque 40 ans, Sandra a déjà eu une vie professionnelle bien remplie. Durant 16 ans à l’étranger, elle a travaillé en tant que fille au pair, puis a occupé un métier administratif dans une société de crédit immobilier londonienne. […]

 

Des rendez-vous pour l’emploi organisés par l’association A.DE.L.E. sur le territoire du PLIE des Graves en partenariat avec Pôle Emploi, la Mission Locale des Graves et le Pôle Territorial de Solidarité des Graves.

Rendez-vous de l'emploi

L’association A.DE.L.E. et le Service Emploi et Solidarités de la CCM ont organisé un grand rendez-vous autour de l’emploi et de l’accompagnement, à destination des habitants de la Communauté de Communes de Montesquieu et de la ville de Bègles en partenariat avec Pôle Emploi, la Mission Locale des Graves et le Pôle Territorial de Solidarité des Graves.

Déclinée en trois événements – une journée Rencontres Emploi de l’IAE à Bègles et deux Bourses à l’Emploi organisées respectivement sur Bègles et La Brède –, ces actions « Emploi Tremplin » ont été l’occasion, pour le public, de connaître l’offre de service des Structures d’Insertion par l’Activité Economique (SIAE), de prendre connaissance des offres d’emploi locales, d’obtenir des informations relatives aux opportunités du territoire (nouvelles entreprises, formations, informations sur les métiers) issus des partenaires de l’association A.DE.L.E. et de déposer une candidature.

Etaient présents lors de ces trois journées, les acteurs de l’emploi, de la formation et de l’insertion, les acteurs économiques du territoire et particulièrement, les SIAE.

Les trois événements ont accueilli au total près de 250 personnes, de tous âges et en recherche d’emploi sur des secteurs d’activités multiples, dont 53 au moins sont accompagnées par le PLIE des Graves.

« Plusieurs formats de rencontre étaient proposés aux 151 visiteurs venus sur La Brède : entretien d’accueil avec communication d’informations personnalisées sur les aides et les acteurs du territoire, mise en situation de recrutement, entretien-conseils, entretiens flash sur des offres proposées, vidéos sur les prestations des partenaires présents… Sur la totalité des visiteurs venus à la Bourse à l’emploi organisée à La Brède, 20% avaient été orientés par le PLIE des Graves ou le Service Emploi communautaire et près de 50 % par notre partenaire Pôle Emploi. L’important pour nous était que chacun puisse saisir sa chance et que tous se sentent accueillis et entendus dans cet espace ressources où se sont mêlés représentants d’entreprises, acteurs du champ de l’insertion et demandeurs d’emploi », présente Alice-Odile Antoine-Edouard, Responsable du Service Emploi et Solidarités de la CCM.

Ces journées ont également permis aux visiteurs de s’inscrire sur des réunions d’informations collectives du PLIE des Graves, pour aller plus loin.
Le public a également pu être orienté vers des conseillers Pôle Emploi, vers le dispositif de la clause d’insertion, ou encore vers des ateliers APTIC (formation aux outils numériques).

Un accompagnement au positionnement sur les offres d’emploi et des mises en relation avec des entreprises ciblées leur a également été suggéré.

L’association A.DE.L.E. et le Service Emploi et Solidarités de la CCM poursuivent leurs interventions avec tous les publics rencontrés dans le cadre de ce grand rendez-vous avec l’emploi.

Ces premiers événements autour de l’emploi et de l’insertion, riches en informations et en offres proposées, préfigurent à de prochains événements similaires : « Une très grande majorité des visiteurs est repartie satisfaite de ces rendez-vous, en raison de la présence d’interlocuteurs utiles à leur recherche d’emploi, de l’importance du nombre d’offres locales d’emploi proposées, des conseils personnalisés pour réussir ses entretiens et de toute l’information concrète recueillie notamment sur les aides à la formation et à la mobilité possibles sur le territoire », ajoute Alice-Odile Antoine-Edouard.

En 2019, la CCM et l’association A.DE.L.E. organiseront de nouveaux rendez-vous autour de l’emploi et de la formation. Sur la CCM, ces rendez-vous seront itinérants dans le sens où ils prendront place dans différentes communes du territoire ; sur Bègles, ils s’attacheront à être atypiques en s’installant dans des lieux originaux.

« Notre objectif est de donner sa chance à chacun, de mettre en relation l’offre et la demande d’emploi sur le territoire et de porter à la connaissance de tous, les soutiens qu’ils peuvent activer dans le cadre de leur recherche d’emploi. Nous nous attachons à ce que ces rendez-vous apportent des réponses concrètes à tous les demandeurs d’emploi du territoire. Nous espérons les voir nombreux aux prochains évènements que nous organiserons en partenariat », conclut Alice-Odile Antoine-Edouard.

Se projeter en entretien d’embauche : dernier palier avant l’emploi.

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La préparation à l’entretien d’embauche est la dernière clé dont les participants doivent s’emparer avant d’entrer dans l’emploi. Depuis plus de deux ans, Olivier Tsevery, formateur, psychologue du travail, comédien et metteur en scène du centre de formation Odysseus, anime des sessions de formation au sein du PLIE des Graves, autour de l’entretien d’embauche en s’appuyant notamment sur des techniques théâtrales et sur les psycho-postures.

« L’action se destine à toute personne en recherche d’emploi, pouvant ressentir un blocage lors d’un entretien. L’objectif de la formation est d’identifier ce blocage afin de le dénouer, et ainsi redonner confiance. Pour y arriver, j’aborde l’environnement de l’entretien, ce à quoi les personnes peuvent s’attendre, la posture du recruteur, ou encore, ce à quoi il peut penser… Je donne également quelques éléments de langage, sur la façon de se présenter et de convaincre. Nous effectuons également un grand travail sur les éventuelles questions difficiles et nous abordons des méthodes de réponse sereine », présente Olivier Tsevery.

Afin de projeter au maximum les participants dans un futur entretien d’embauche, la formation est ponctuée de mises en situation d’entretien, face à toute sorte de recruteurs : « On imagine faire face à des recruteurs agressifs, silencieux, timides, pressés, familiers ou séducteurs. J’interprète ces éventuelles facettes et j’accompagne ainsi les participants vers la posture professionnelle idéale, face aux différents profils possibles de recruteurs », ajoute le formateur.

À la fin de ces formations, les participants sont armés pour passer à l’action. Arrivés parfois stressés, bloqués ou anxieux, ils réalisent réellement un travail sur leur posture professionnelle à adopter face à un recruteur. « Au fil des sessions que j’anime, j’observe un bon taux de transformation : je m’adresse à des personnes qui s’approchent de l’emploi. Ces dernières clés que je leur délivre leur permettent d’être à l’aise avec eux-mêmes, d’évacuer leurs doutes sur leur richesse et se projeter dans leurs futurs entretiens d’embauche en toute sérénité », conclut Olivier Tsevery.

Depuis plus de deux ans, c’est un vrai travail d’équipe qui s’opère entre les référentes du PLIE des Graves, Elisabeth Abrivat, Responsable de Projets Insertion du PLIE et Olivier Tsevery.

« Cette action est une réelle plus-value dans l’accompagnement qu’effectuent les référentes du PLIE des Graves. C’est une action ‘outil’ qui permet d’aborder un projet professionnel de façon concrète et utile » ajoute Elisabeth Abrivat.

De nouvelles sessions de formation sont prévues en 2019 dans le cadre du PLIE des Graves.

VEOLIA : un partenaire engagé auprès de l’association A.DE.L.E. pour l’emploi et la formation des personnes.

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Le groupe VEOLIA conçoit et déploie des solutions pour la gestion de l’eau, des déchets et de l’énergie, qui participent au développement durable des villes et des industries.

La direction du territoire Aquitain de l’activité « Recyclage et valorisation des déchets » de Veolia est implantée à Floirac. Elle gère les agences de collecte et de valorisation des déchets industriels et des collectivités.

Au début de l’été 2018, la direction des ressources humaines du territoire aquitain a pris contact avec l’association A.DE.L.E. « Depuis un an, la formation au titre professionnel ‘Agent des Services de Gestion et de Valorisation des Déchets’ est organisée à Floirac. Chaque année, au sein de cette formation, nous accueillons une dizaine de personnes. C’est pourquoi, en 2018, nous nous sommes rapprochés de structures d’insertion afin de promouvoir la formation et recruter des candidats. Nous souhaitions ainsi inclure l’association A.DE.L.E. dans cette démarche », témoigne Muriel Seignier, responsable ressources humaines Territoire Aquitain de VEOLIA.

Plusieurs temps de rencontres ont été organisés afin que l’équipe du PLIE des Graves se familiarise avec l’entreprise, ses installations, ses métiers, ses besoins et ses offres proposées en terme de formation : « VEOLIA nous a présenté l’offre de contrat de professionnalisation au titre professionnel ‘Agent des Services de Gestion et de Valorisation des Déchets’. En parallèle, l’équipe de la direction de territoire nous a invités à visiter le campus de formation, situé à Tarbes. Nous y avons découvert les infrastructures, le programme de formation et avons été informés des métiers liés à la gestion des déchets et à la gestion de l’eau », ajoute Elodie Rumeau, chargée de relations-entreprises du PLIE des Graves, à Bègles.

Par la suite, une visite de la société a été organisée afin d’y rencontrer les professionnels du terrain. « L’idée était de nous immerger dans le lieu et l’environnement d’entreprise. Nous y avons présenté le PLIE et le dispositif de la clause d’insertion » complète Elodie Rumeau.

Afin de recruter des candidats au titre professionnel, une session de recrutement a été organisée au sein du BT Emploi. « Nous avons accueilli une quarantaine de personnes, dont une quinzaine en entretien. Suite à cette session, 8 personnes ont été retenues, dont une participante du PLIE des Graves », explique Muriel Seignier.

Ce partenariat entre l’association A.DE.L.E. et le groupe, s’inscrit dans une démarche d’insertion et une démarche locale, soutenue par VEOLIA : « C’est un partenariat au long cours puisque chaque année, nous préparerons la session de formation de l’année suivante. Un travail de suivi des candidats va également s’opérer et nous resterons ainsi en lien très étroit avec les équipe du PLIE des Graves, et notamment des référentes », conclut Muriel Seignier.

Bordeaux Ecole Numérique : un partenariat au service de l’accessibilité des outils numériques.

Bordeaux Ecole Numérique

Bordeaux Ecole Numérique (BEN) est un « fablab » – lieu de formation et de création numérique – implanté à Bègles. L’objet de cette association est la vulgarisation des usages du numérique, comme nous l’explique Marc Fontaine, son fondateur : « BEN est un fablab ouvert à tous dans lequel sont installés des postes de travail basiques et des postes plus élaborés dédiés à la fabrication numérique. Notre objectif est de vulgariser l’outil numérique tout en s’adaptant à tout type de public, et d’accompagner des porteurs de projet, en partant de l’idée au prototype concret ».

Acteur de la médiation numérique, BEN propose ainsi des formations numériques, éligibles « APTIC ». La plateforme « APTIC » permet à toute personne, de se former aux nouveaux outils issus du numérique. Sous forme de chèque, conçu comme le modèle des tickets-restaurant, il permet de payer totalement ou partiellement ces services de médiation numérique, tels que proposés par Bordeaux Ecole Numérique : « Nous formons au poste de travail dans sa globalité, aux risques du web, à la gestion de la boîte mail, jusqu’au prototypage de projets. De part cette éligibilité aux chèques APTIC, nous avons convenu d’un partenariat avec l’association A.DE.L.E. afin d’animer au sein du BT Emploi, des formations autour des outils du numérique à destination des publics éloignés de cette technologie. L’objectif est de leur apprendre comment l’utiliser et de la rendre la plus accessible possible », explique Marc Fontaine.

Ainsi, depuis le mois d’octobre, l’association A.DE.L.E. met à disposition de l’association Bordeaux Ecole Numérique une salle du BT Emploi dotée de postes informatiques dans le cadre d’un accompagnement à l’utilisation numérique pour les demandeurs d’emploi du territoire. Ce partenariat mutualise les moyens entre les deux entités et lutte contre la fracture numérique en accompagnant les publics accueillis par les équipes de l’association A.DE.L.E. vers la formation et la maîtrise des outils numériques.

« Par notre présence au BT Emploi, nous nous rendons disponibles auprès des publics visiteurs, ce qui facilite la démarche. Aujourd’hui, nous formons 36 personnes via le dispositif du chèque APTIC. Nous pouvons remarquer que certains freins psychologiques et une certaine peur peuvent complexifier l’effort d’être formé à ces technologies. L’équipe de BEN s’adapte en permanence, selon les questions, problématiques identifiées et les freins qui subsistent chez certains participants », conclut Marc Fontaine.

Le partenariat court jusqu’à la fin du mois de janvier 2019.

Plus d’infos sur BEN :

Après une première vie à l’étranger, Sandra s’apprête à valider son BTS Tourisme et démarrer une nouvelle carrière professionnelle.

Témoignage-Tourisme

À presque 40 ans, Sandra a déjà eu une vie professionnelle bien remplie.
Durant 16 ans à l’étranger, elle a travaillé en tant que fille au pair, puis a occupé un métier administratif dans une société de crédit immobilier londonienne. Il y a trois ans, elle est rentrée en France. Elle a aujourd’hui pour projet professionnel de travailler dans le secteur touristique.

« L’objectif de Sandra est de valider une formation qualifiante dans le tourisme afin de prétendre à des postes du secteur. En France, faute de diplôme dans la branche, il est très difficile de se positionner de manière durable sur ces métiers », présente Laëtitia Lenfant, référente du PLIE des Graves au Centre social et culturel l’Estey.

« Par rapport à mes expériences professionnelles en Angleterre, je recherchais un poste dans les secteurs de l’administratif ou de la finance. De par mes compétences en anglais, j’ai fini par me tourner vers le tourisme. J’ai pour projet de devenir guide touristique sur Bordeaux et les alentours. Mais pour occuper un poste dans ce secteur, le diplôme est nécessaire. J’ai ainsi recherché des organismes, étudié les possibilités de faire valider mes expériences passées via une VAE (validation des acquis de l’expérience). Puis, j’ai trouvé la possibilité de passer un BTS Tourisme. J’ai été accompagnée par Laëtitia Lenfant dans la constitution de mon dossier de financement au diplôme », explique Sandra.

Le dossier de financement de la première formation a été finalisé et accepté. « Sandra a validé sa première année de formation. Afin de poursuivre le BTS, nous avons dû faire une nouvelle demande de financement pour la deuxième année, que Sandra vient de démarrer », ajoute Laëtitia.

Depuis le début du BTS, Sandra a réalisé trois stages afin de mettre en pratique ses connaissances acquises lors de la formation et de découvrir les différentes facettes du métier : « Mon premier stage s’est déroulé dans une société qui organise des visites d’entreprises. Puis, j’ai travaillé au sein d’une structure qui organise des balades à vélo dans le vignoble. Enfin, à la fin de la première année de formation, j’ai effectué un stage de deux semaines dans une entreprise de ‘tuk-tuk’, spécialiste de visites éco-touristiques dans Bordeaux. Cela m’a permis d’accélérer ma formation à la conduite, dont j’avais perdu quelques automatismes dû à mon expatriation. J’ai également mené des visites en totale autonomie et réussi à guider de nombreux clients, grâce à mon anglais. J’ai même été engagée pour la saison estivale », raconte Sandra.

Sandra est très investie dans sa formation. Elle a participé à des visites d’entreprises et a rencontré des interlocuteurs intéressants dans sa branche. Elle a pu accroître son réseau professionnel.

« J’ai débuté un nouveau stage au sein d’une association bordelaise qui organise des visites de la ville en faisant découvrir des endroits insolites et originaux. Ce sont des parcours très différents de ce que peuvent proposer habituellement des guides conférenciers. Cela me plaît énormément », conclut Sandra.

Le BTS se termine au printemps prochain pour Sandra. Les examens de fin d’année sont prévus entre les mois de mai et juin 2019, avant les résultats, prévus en juillet. Croisons les doigts !

Sexisme ordinaire et mixité : des problématiques importantes abordées par le CIDFF auprès de l’équipe du PLIE des Graves.

cidff

« Nous sommes désormais plus en alerte, plus sensibilisées. Nous remarquons que les mentalités ont changé, mais tout n’est pas parfait et qu’il y a encore du chemin à parcourir », témoigne Katia Olives, référente du PLIE des Graves à l’INSUP, à l’issue des deux formations organisées par le CIDFF (Centre d’Information sur les droits des Femmes et des Familles) sur les problématiques de sexisme ordinaire et de mixité.

Le 11 octobre et le 20 novembre derniers, Marie-Christine Bustin, conseillère en insertion professionnelle au CIDFF et Delphine Gouëllo, juriste au sein du CIDFF, ont organisé deux formations à destination de l’équipe du PLIE des Graves.

« L’objectif de la journée de sensibilisation sur la mixité était de permettre à l’équipe du PLIE de se sentir à l’aise par rapport à cette problématique, notamment lorsqu’il s’agit de positionner une participante sur un métier dit ‘d’homme’, ou un participant sur un métier dit ‘de femme’. Que ce soit lors d’un positionnement pour un emploi, un stage, ou via le dispositif de la clause d’insertion. Pendant toute la formation, l’idée était d’avoir des arguments sur l’intérêt et l’importance de promouvoir la mixité, comment la mettre en avant et être prêt face à d’éventuels freins ou réticences de la part des entreprises », présente Marie-Christine Bustin, animatrice de la première formation sur la mixité des métiers.

Quelques semaines plus tard, l’équipe du PLIE des Graves a participé à une sensibilisation sur le sexisme ordinaire, notamment en entreprise. « C’est un phénomène très présent. Nous les rencontrons dans des secteurs très ‘masculins’ dans lesquels les femmes tentent d’être intégrées. Cependant, elles peuvent se confronter à des situations sexistes », introduit Delphine Gouëllo, qui a animé cette deuxième journée de formation.

Aujourd’hui, le sexisme ordinaire peut exister selon différentes formes. L’objectif de la formation était d’appréhender des situations sexistes, les détecter et pouvoir répondre aux questions d’éventuelles victimes ou témoins de situation problématique du genre. « Depuis 2016, les agissements sexistes sont inscrits dans la Loi Travail, relative au travail, à la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels. L’objet de cette journée a été de sensibiliser l’équipe du PLIE des Graves sur les droits existants et sur la reconnaissance de ce phénomène qui peut exister dans le milieu de l’entreprise », ajoute Delphine Gouëllo.

« La plus grande difficulté rencontrée, c’est : comment prouver qu’une situation sexiste a eu lieu ? Grâce à cette sensibilisation, nous sommes plus vigilants et nous sommes armés pour repérer ce genre de situation. Certaines de mes collègues ont raconté leurs propres expériences, vécues pendant leur carrière professionnelle. Aussi, des cas de situation sexiste vécue par des participantes du PLIE ont également été relatés. Aujourd’hui, nous pouvons identifier ces problèmes », témoignage Katia Olives.

À travers des mises en situation et jeux de rôle, l’équipe du PLIE a pu mettre en perspective leurs accompagnements et relater des situations problématiques rencontrées ou entendues. Certaines situations racontées ont même provoqué des échanges de points de vue et de conseils entre membres de l’équipe.

Elisabeth Abrivat a récemment reçu une offre d’emploi pour un poste d’ « homme de pied ». Au fil de la formation sur la mixité, la question d’un positionnement d’une participante a été abordée. « Lorsque j’ai présenté cette personne à l’entreprise, j’ai découvert que cette structure n’avait absolument aucune réticence à l’idée d’accueillir une femme à ce poste. Comme quoi, il y a des entreprises dans lesquelles les choses bougent, où la mixité est déjà intégrée et approuvée ».

Cette personne n’a cependant pas poursuivi la mission en raison de problèmes de santé. Cela ne soulève pas la question de l’incapacité physique de la personne, sous prétexte qu’elle est une femme ou qu’elle n’a pas la condition physique pour exercer ce poste. Cela pose une question plus globale, comme nous l’explique Elisabeth Abrivat : « Au-delà de la question de la mixité, des questions autour des conditions d’exercice d’un travail, chez un homme ou une femme, sont ici pointées. Il faut que les entreprises explorent les questions liées aux bons gestes et postures de travail, forment ses salariés à les adopter afin de prévenir tout risque lié à certaines conditions d’exercice d’activité plus ou moins difficiles, et assurer sérénité et sécurité sur les lieux et postes de travail ».

À la fin de ces formations, l’équipe du PLIE des Graves a exprimé vouloir être accompagnée et formée dans l’accompagnement de femmes victimes de violences sexistes.

« Le harcèlement sexuel ou les situations de sexisme ordinaire existent. Mais dans la vie privée, des situations de violences peuvent également freiner et entraver les personnes dans leur insertion et dans l’épanouissement, tout simplement », conclut Delphine Gouëllo.

Les chantiers d’insertion, véritables viviers d’insertion sur le territoire.

chantiers d'insertion

Depuis plus de dix ans, la Communauté de Communes de Montesquieu (CCM), par des partenariats forts avec des Structures d’Insertion par l’Activité Economique (SIAE), s’engage et soutien l’emploi sur le territoire.

En parallèle d’un accompagnement dispensé par l’équipe du PLIE des Graves ou le Service Emploi et Solidarités de la CCM, les demandeurs d’emploi rencontrant des difficultés sociales ou professionnelles particulières peuvent bénéficier d’un emploi de parcours auprès de SIAE, tels que les Compagnons Bâtisseurs d’Aquitaine et ARCINS Environnement Service.

« Nous sommes partenaires des Compagnons Bâtisseurs d’Aquitaine depuis 2010. Structure ancrée dans le secteur du bâtiment, nous nous engageons à contribuer au financement de 10 salariés par an, en continu. Cela représente 10 CDDI (contrat à durée déterminée d’insertion), occupés pendant 4 mois maximum éventuellement renouvelables en fonction du projet professionnel de la personne. Les salariés sont mobilisés dans des travaux de restauration du petit patrimoine bâti public sur les communes du territoire.
Depuis 2004, nous sommes également partenaires d’ARCINS Environnement Services. Nous y soutenons 16 salariés en CDDI en continu chaque année. Les personnes y exercent des activités liées aux métiers de la filière de l’environnement. Ils interviennent dans l’entretien des espaces verts et des milieux naturels : nettoyage de digues, entretien et gestion des eaux fluviales, boiseries et forêt.

Les objectifs pour les bénéficiaires sont multiples et souvent propres à chaque parcours. Ces chantiers permettent de reprendre progressivement une activité professionnelle, de se réadapter à un rythme de travail, de retravailler en groupe, de découvrir de nouveaux métiers, de développer ses compétences, de prendre conscience de potentiels individuels souvent inexplorés, de participer à des travaux utiles à la collectivité… », présente Alice-Odile Antoine-Edouard, responsable du Service Emploi et Solidarités de la CCM.

Souvent en début de chantier d’insertion, les participants manquent de confiance dans leur avenir professionnel : « Pour autant, sur les 289 salariés intégrés entre 2008 et 2018 à ARCINS Environnement Services, 75% ont trouvé un emploi durable, un CDD ou une formation à l’issue de leur emploi de parcours. En parallèle, sur la filière du bâtiment, ces résultats atteignent 55 % des personnes ayant intégré les chantiers d’insertion portés par les Compagnons Bâtisseurs d’Aquitaine », ajoute Alice-Odile Antoine-Edouard.

Après avoir occupé un poste dans une SIAE, les personnes poursuivent leur accompagnement vers l’emploi de façon différente, avec plus d’assurance : « Ce que nous constatons, c’est qu’après un passage dans un chantier d’insertion, les personnes savent ce qu’elles veulent et ce qu’elles ne veulent pas. Elles ont une idée plus affinée de leur projet professionnel. Elles se mobilisent autrement dans leur recherche », indique Alice-Odile Antoine-Edouard.

La CCM soutient le déploiement des Chantiers d’Insertion depuis plusieurs années : « La CCM est engagée dans l’ingénierie du dispositif et s’investit également financièrement pour soutenir l’emploi en misant sur les Chantiers d’insertion. Les résultats obtenus depuis 10 ans démontrent l’intérêt de cet outil pour des personnes en difficultés ayant besoin d’un soutien complémentaire pour franchir une nouvelle étape dans leur parcours professionnel», conclut Alice-Odile.

Vous êtes demandeur d’emploi ?
Vous souhaitez obtenir des informations sur ce dispositif et savoir si vous pouvez intégrer une SIAE ?
Participez à une de nos réunions d’information collective.
Pour tous renseignements, contactez l’Espace Emploi de la CCM ou le PLIE des Graves.

Une Maison des Services Au Public (MSAP) installée au sein de la CCM.

msap

Depuis cette année, la Communauté de Communes de Montesquieu (CCM) propose une nouvelle offre de service à destination des habitants des 13 communes de son territoire : une Maison des Services Au Public (MSAP). Une animatrice y accueille, oriente et aide les personnes rencontrées dans leurs relations avec les administrations.

L’animatrice de la MSAP relaie des informations personnalisées dans le domaine de la famille, du logement, du transport, de la santé, de la retraite, de la citoyenneté et enfin, de l’emploi. La MSAP accompagne le public dans ses démarches administratives et fait le lien avec des partenaires tels que la CAF, Pôle emploi, les associations caritatives du territoire ou celles intervenant dans le champ de l’insertion. L’animatrice soutient les personnes dans la réalisation de démarches en ligne, comme celles relatives aux demandes de passeport, de carte d’identité, de carte grise…

« L’objectif d’une MSAP est de faciliter les démarches de la vie quotidienne. Elle est un intermédiaire souvent nécessaire pour permettre l’accès aux droits, un véritable outil pour lever les freins à l’insertion », présente Alice-Odile Antoine-Edouard, Responsable du Service Emploi et Solidarités de la CCM.

Aujourd’hui basée à Martillac, au sein même de la CCM, la MSAP a vocation à s’installer sur ce début d’année 2019 sur le site de l’Espace Emploi Montesquieu de la CCM situé à Léognan.

Sur cet espace, la MSAP sera donc aux côtés du Service Emploi de la CCM, d’une antenne de la Mission Locale des Graves et du PLIE des Graves pour proposer, sur le territoire, un véritable guichet unique de l’emploi et des solidarités, accessibles à tous les demandeurs d’emploi à partir de 16 ans et traitant de toutes les thématiques d’informations utiles.

« La réussite des parcours des demandeurs d’emploi passe aussi par la capacité des institutions à proposer des lieux ressources complets, accessibles et utiles. L’Espace Emploi Montesquieu va donc s’enrichir d’une nouvelle compétence, au bénéfice des habitants du territoire et plus particulièrement des demandeurs d’emploi suivis par le PLIE des Graves », ajoute Alice-Odile Antoine-Edouard.
Horaires de la MSAP :

  • Lundi sur RDV 9h – 12h30 | 14h – 17h
  • Mardi sans RDV 9h – 12h30 | 14h – 17h30
  • Mercredi sans RDV 9h – 12h30
  • Jeudi sans RDV 9h – 12h30
  • Vendredi sur RDV 9h – 12h30

LAB Emploi Numérique : détecter, orienter et former les futurs talents aux métiers de demain.

Lab numérique

Aujourd’hui, le numérique est un secteur porteur. Face aux besoins en compétences des entreprises du numérique, les acteurs de l’insertion professionnelle doivent rester en veille sur les attentes du marché.

L’agence Pôle Emploi de Bègles, en partenariat avec l’association A.DE.L.E. et les Services Emploi de la ville de Bègles et de la C.C.M., organise trois sessions d’échanges collaboratifs autour de trois temps forts.

« 39 entreprises issues de la Technopôle de Martillac et des bassins économiques béglais et de Bordeaux Métropole, participent à ces groupes de travail. Les objectifs de ces rendez-vous sont multiples. Il s’agira d’identifier les besoins en compétences des entreprises du numérique et de veiller aux techniques de recrutement qu’elles utilisent. La finalité pour nous, acteurs de l’insertion, est de pouvoir détecter les profils recherchés en utilisant ces méthodes de recrutement et ainsi, co-construire un écosystème au service du développement de ressources humaines spécialisées sur le numérique et présentes sur le territoire », présente Corinne Castaing, directrice de l’agence Pôle Emploi de Bègles.

La première session a eu lieu le 20 septembre dernier. Elle s’est concentrée sur la détection des talents. « Nous avons questionné les entreprises sur le mot ‘talent’ : de quoi s’agit-il ? En parallèle, nous avons cherché à connaître leurs usages en matière de recrutement. Puis, l’atelier s’est terminé par la présentation de quatre CV anonymes. Les entreprises les ont analysés : elle ont pointé les éléments positifs et les éléments manquants. Ce qu’il est ressorti de cet atelier est que l’humain et la personnalité priment sur les compétences techniques. Les richesses de l’individu, ce qu’il dégage, ce qui l’anime, ont plus d’importance aux yeux des entreprises du numérique, que les compétences qu’il peut avoir », détaille Corinne Castaing.

Ces rencontres permettent aux acteurs de l’insertion professionnelle de faire l’état des lieux des attentes, besoins et usages des entreprises du numérique lorsqu’elles recrutent. « Connaître leurs pratiques nous permet d’affûter nos outils de positionnement et de préparer les participants du PLIE des Graves aux emplois de demain », ajoute Elodie Rumeau, chargée de relations-entreprises pour le PLIE des Graves sur la ville de Bègles.

Le deuxième atelier est prévu le 29 novembre 2018 et s’attardera sur les méthodes de détection des talents : « Quels sont les outils les plus opérationnels dans la détection des talents et comment les rendre visibles, seront les grandes questions que nous aborderons. Nous, acteurs de l’insertion, devons mettre en avant les talents que nous accompagnons. Pour ce faire, il faut transformer nos outils », ajoute Corinne Castaing.

Le LAB Emploi numérique se conclura le 14 février 2019 par la présentation de profils de candidats aux entreprises.

« Le partenariat avec l’association A.DE.L.E. et les Services Emploi de Bègles et de la C.C.M. sur cette action permet de mettre en commun les entreprises issues de nos réseaux et de les rencontrer. Des entreprises comme Capgemini ou CGI, mais aussi des start-ups et des associations font partie des groupes de travail. Cela permet la diversité des points de vue des entreprises.
En parallèle, chaque structure de l’insertion accompagne des futurs talents du secteur numérique. Notre rôle est de mettre en contact ces profils aux parcours divers avec les entreprises du secteur. Grâce à ce travail collaboratif, nous pourrons former et positionner les candidats sur les métiers de demain
», conclut Corinne Castaing.

Eurêkapôle : un projet aux innovations multiples.

Projet Eurêkapôle

Depuis 2015, en partenariat avec l’association A.DE.L.E., la Communauté de communes de Montesquieu (CCM) travaille sur la mise en place de la clause sociale dans ses marchés publics. « Le premier marché dans lequel a été intégrée la clause concernait des travaux de voirie communautaire. Depuis, le dispositif est mis en place systématiquement dans les marchés de la CCM », indique Elisabeth Abrivat, chargée de mission clause sociale au sein de l’association A.DE.L.E.

Le projet Eurêkapôle, mené actuellement sur le territoire de la CCM, comprend la construction de deux bâtiments entièrement dédiés au développement de l’activité économique de la Technopole Bordeaux Montesquieu.

« Le projet Eurêkapôle est le projet de mandat des élus communautaires. Il renouvelle la démarche d’innovation lancée par la Technopole, il y a près de 30 ans », présente Samantha Chevrier, directrice générale adjointe des services de la CCM.

Il a pour objectif de favoriser l’innovation sur le territoire. De nouveaux services innovants dédiés au numérique y sont attendus, tels qu’un espace de coworking, un fablab, un auditorium, un musée du numérique, des bureaux et des laboratoires.

Le premier bâtiment, actuellement en construction, comportera un FabLab, nommé EurêkaFab. Sur ce marché, deux lots ont ainsi intégré le dispositif de la clause :

  1. Dans les travaux de voirie et réseaux divers, terrassements et aménagements extérieurs, réalisés par la société Colas Sud-Ouest,
  2. Dans tout ce qui concerne le gros œuvre, réalisé par la société Secma Bâtiment.

« La clause sociale permet aux personnes rencontrant des difficultés d’insertion de se positionner sur des postes générés par ce dispositif. Les habitants du territoire répondant aux critères d’éligibilité peuvent ainsi en bénéficier. Toutes les structures locales engagées dans l’insertion – telles que la Mission Locale des Graves – ont ainsi été mobilisées pour répondre aux besoins des entreprises par rapport au dispositif intégré dans le marché », détaille Elisabeth.

Ce projet articule plusieurs formes d’innovations, comme nous l’explique Samantha Chevrier : « Derrière ce projet, l’innovation est multiple. Elle est à la fois économique parce que ces bâtiments seront tournés vers les entreprises ; elle est environnementale avec la construction d’un bâtiment à énergie positive ; elle est enfin sociale et éducative. Les élus tiennent à diffuser cette culture de l’innovation et du numérique chez les jeunes du territoire. Le lien entre tous ces éléments, c’est la collaboration entre les acteurs de cet écosystème, dans lequel la CCM souhaite s’investir ».

Plus d’informations sur le projet : http://www.technopole-bordeaux-montesquieu.fr/87/eurekapole.html