En 2017, l’équipe du PLIE des Graves se présente ! (1/4)

PLIE des Graves : équipe de mobilisation employeurs

En 2017, chaque membre de l’équipe du PLIE se présente à vous !

Pour démarrer cette série de portraits, zoom sur l’équipe de mobilisation des employeurs : les chargées de relations-entreprise, Elodie Rumeau et Véronique Debelleix et la chargée de mission clause d’insertion, Elisabeth Abrivat.

Véronique DebelleixVéronique Debelleix, chargée de relations-entreprises sur la CCM

Pouvez-vous commencer par vous présenter ?

Avec un BTS Assistante de direction, j’ai travaillé pendant 10 ans dans le secteur du bâtiment en TPE/PME. Puis à la suite d’un congé parental, j’ai intégré le domaine de l’insertion professionnelle dans lequel je me suis formée. En interne d’abord au sein de l’organisme de formation où je travaillais, puis en externe durant 4 ans et demi (à raison d’un week end par mois + périodes d’immersion) sur une fonction de conseillère conjugale, familiale et sociale. Mes expériences m’ont ensuite portée au sein de diverses structures : organismes de formation, lycée professionnel, cabinets privés de placement où j’exerçais des fonctions de conseillère ou consultante emploi/formation. Jusqu’au poste actuel, davantage en lien avec les partenaires économiques.

Pourquoi ce choix de carrière ? Le goût de la relation, le travail d’accompagnement, la concertation et la complémentarité avec l’équipe et avec le public, et aujourd’hui le partenariat avec les entreprises.

Pouvez-vous nous détailler votre métier ?

Mes missions font le lien entre les demandeurs d’emploi et les entreprises du territoire. Mon objectif est de faire se rapprocher l’offre de service et la demande. Si une entreprise a une offre à pourvoir, je la rencontre pour une analyse de poste puis je sélectionne une à deux candidatures que je mets en relation.

Il m’arrive de proposer une Période de Mise en Situation en Milieu Professionnel (PMSMP) afin de permettre aux deux parties (employeurs/demandeurs d’emploi) de se rencontrer, mais aussi de découvrir un secteur d’activité, un métier ou de valider des compétences à un poste de travail. Pour 8 PMSMP sur 12 en 2016, cela a été suivi d’un recrutement.

L’action de Prospection Ciblée permet au participant du PLIE d’aller vers l’entreprise à son rythme : pour un entretien conseil (je souhaite découvrir le métier de …ou le secteur d’activité…), pour une période d’immersion dans l’entreprise de 2 semaines maximum (je souhaite valider mon intérêt pour… je souhaite actualiser mes compétences de…), pour un emploi de parcours (CDD ou mission pouvant être un tremplin, une confirmation de la disponibilité pour un emploi ou des capacités requises pour le métier) et bien évidemment, in fine, pour l’emploi durable.

Vous êtes en relation étroite avec les entreprises du territoire : que constatez-vous aujourd’hui sur l’offre d’emploi disponible et sur les besoins de recrutements ?

Les emplois sur les métiers en tension peinent parfois à être pourvus (secteur industriel, secteur viti-vinicole). Nous organisons régulièrement des informations à l’attention des participants afin d’ouvrir sur d’autres possibles professionnels.

Certaines entreprises recherchent davantage des savoir être que des savoir faire. Dans ce cas, nous pouvons envisager une collaboration, même sans qualification.

La proximité du PLIE envers public et partenaires économiques reste une vraie plus value pour les deux parties. L’accompagnement renforcé permet à moyen terme un retour à l’emploi durable car les Chargée de Relations Entreprises travaillent sur la promotion des profils auprès des entreprises.

Qu’est-ce qui vous fait vous lever le matin ? Quelle est votre motivation ?

Le travail de partenariat avec le public et les entreprises reste le plus dynamisant. Pour chaque participant, c’est un défi de trouver le poste qui correspond aux demandes et aux contraintes. Pour chaque entreprise, idem pour trouver « le » (la) candidat (e) adéquat(e).

J’ai pu remarqué que lorsqu’une personne est « en route » vers l’emploi, cela fonctionne positivement. Nous n’avons pas à chaque fois le poste idéal, mais l’objectif d’emploi est atteint.

Un dernier mot ?

Se former, monter en compétences, accéder à l’emploi durable ou se reconvertir…le PLIE croit en votre projet !!

 

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Elodie Rumeau, chargée de relations-entreprises sur la ville de Bègles

Pouvez-vous commencer par vous présenter ?

J’ai toujours eu envie de travailler en contact avec du public, dans une relation de conseil et de service. Au fil de mes formations (Licence de Psychologie et une Licence professionnelle Emploi, Formation, Insertion) puis de mes expériences associatives et professionnelles je me suis spécialisée dans l’intermédiation entre les personnes en recherche d’emploi et les entreprises en recherche de collaborateurs.

Diplômée en 2012, ma première expérience fut à Pôle Emploi en tant que Chargée d’accueil des demandeurs d’emploi et des employeurs. Puis le Pôle Emploi de Bègles m’a proposé une mission en tant que conseillère entreprises. Ce dernier poste m’a vraiment donné le goût de la relation entreprise.

Après cette expérience je suis partie découvrir d’autres cultures à travers un voyage d’un an. Cela fait maintenant 1an et demi que je suis Chargée de relations entreprises pour A.DELE. Ayant grandi à Bègles je suis ravie de pouvoir m’investir au service des entreprises et des habitants de cette ville qui m’est chère.
Pouvez-vous nous détailler votre métier ?

Ma mission est de développer le réseau d’entreprises partenaires du PLIE. Je vais à la rencontre des entreprises du territoire afin de connaître leurs activités, leur équipe, leurs besoins, afin de leur proposer un accompagnement personnalisé dans leur recrutement.

L’autre versant de ma mission est de rencontrer des participant(e)s du PLIE afin d’identifier leurs compétences, qualités et attentes, de les conseiller sur leur recherche d’emploi et de leur présenter les opportunités du territoire. Mon rôle est mettre en relation les deux parties et de sécuriser la prise de poste en effectuant un suivi.

Vous êtes en relation étroite avec les entreprises du territoire : que constatez-vous aujourd’hui sur l’offre d’emploi disponible et sur les besoins de recrutements ?

Il y a évidemment des secteurs en tension, qui peinent à recruter comme le secteur de la restauration, du service à la personne, du nettoyage. Notre rôle est de promouvoir ces métiers parfois méconnu ou peu valorisés. Pour cela nous proposons des initiations métiers qui permettent de faire découvrir ces secteurs et parfois d’initier un parcours de formation. L’enjeu est de professionnaliser les publics pour valoriser le secteur, faciliter les recrutements et éviter le turn-over.

 

Qu’est-ce qui vous fait vous lever le matin ? Quelle est votre motivation ?

Pouvoir donner un « coup de pouce » à des personnes qui ont, à un moment de leur parcours de vie, décroché du monde professionnel pour des raisons diverses qui peuvent de nos jours arriver à tout un chacun.

D’autre part je prends beaucoup de plaisir à accompagner, conseiller et appuyer les entreprises Béglaises dans la gestion de leur recrutement. En effet toutes les entreprises n’ont pas de service de ressources humaines et la recherche de collaborateur peut parfois être un exercice compliqué.

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Elisabeth Abrivat

Elisabeth Abrivat, chargée de mission clause sociale

Pouvez-vous commencer par vous présenter ?

J’ai suivi un cursus universitaire en psychologie à la Faculté de Psychologie de l’Université de Bordeaux. Je suis titulaire d’un master 2 en psychologie du travail.

J’ai commencé à travailler pendant mes études. A l’époque, j’étais conseillère sur une plateforme de vente par téléphone l’hiver et animatrice de jeunes enfants en centre de vacances l’été.

Après un démarrage de carrière dans le privé (j’ai travaillé en cabinet conseil comme consultante RH et emploi, puis responsable pédagogique dans des cabinets de conseil bordelais pendant 13 ans), j’ai décidé en 2002, de me tourner vers le milieu associatif et l’insertion par l’activité économique. J’avais été marquée par la lecture de l’ouvrage du psycho-sociologue Denis Castra sur « L’insertion professionnelle des publics précaires » et je voulais apporter ma petite pierre à l’édifice des politiques publiques en la matière. Je voulais intégrer une structure associative ou communale, portée par une volonté politique forte en matière d’emploi.  C’est ainsi que j’ai intégré le PLIE des Graves , il y a 14 ans. D’abord comme référente, puis comme assistante projet. En 2005, je suis la première chargée de mission clause dont le poste est créé en Gironde.

Pouvez-vous nous détailler votre métier ?

La clause d’insertion, intégrée dans les marchés publics ou, pour certains, privés sur la commune de Bègles et la communauté de communes de Montesquieu, demande aux entreprises attributaires de ces marchés de réserver un pourcentage des heures travaillées dans le cadre de l’activité du marché, à des personnes en difficulté d’insertion. 

J’ai participé à la conception et à la mise en œuvre du dispositif. Ma fonction s’apparente à celle d’ingénieur social, à l’interface de nombreux intervenants : la direction des achats d’un donneur d’ordre qui passe le marché – pour analyser la pertinence d’intégrer une clause sociale et parfois noter avec elle la performance du volet insertion des offres , les entreprises qui répondent aux marchés, les structures de l’insertion par l’activité économiques qui accompagnent les personnes en insertion, les différents partenaires de l’emploi, la formation, l’orientation. J’interviens à tous les stades de la démarche.

Mes principaux donneurs d’ordre sont ou ont été les Villes de Bègles et Cadaujac, la Communauté de communes de Montesquieu, Bordeaux Métropole, l’EPA Bordeaux Euratlantique, le Conseil Régional Aquitaine, la D.I.R.A., la Saemcib, Domofrance, Aquitanis, Axanis, VALOREM et Vilogia.

A temps plein dans la structure depuis le 1er septembre 2016, je suis également chargée d’animer et coordonner des actions d’initiation aux métiers en tension et de développement des compétences destinées aux participants du P.L.I.E. des Graves.

Vous êtes en relation étroite avec les entreprises du territoire : que constatez-vous aujourd’hui sur l’offre d’emploi disponible et sur les besoins de recrutements ?

Ma relation avec les entreprises a ceci de particulier qu’elles viennent vers moi pour répondre au mieux à un engagement qu’elles ont pris dans le cadre d’un marché avec un donneur d’ordre public ou privé. Je travaille avec des entreprises qui sont pour l’essentiel basées en Gironde mais également partout en France. Elles interviennent pour la majorité sur des activités de construction, de travaux publics, de création ou d’entretien d’espaces verts, de service d’entretien de locaux sur Bègles et la communauté de communes de Montesquieu. Je rencontre également des entreprises intervenant sur des marchés clausés métropolitains. Certaines, par exemple dans le Gros œuvre en maçonnerie ou dans la propreté, rencontrent des difficultés de recrutement. La clause d’insertion constitue, alors, pour elles l’opportunité de créer un partenariat avec un acteur local de l’emploi et trouver des candidats motivés pour intégrer leur secteur d’activité.

Qu’est-ce qui vous fait vous lever le matin ? Quelle est votre motivation ?

La curiosité ! L’envie de savoir ce qu’elle va me réserver. On a beau anticiper, s’organiser, il y a toujours une part d’inattendu avec des moments sympathiques et de belles surprises. Et puis si cette journée se passe finalement moins bien que ce que j’espérais, je me dis que demain est un autre jour !

Un dernier mot ?

Pourquoi un dernier ?