En 2017, l’équipe du PLIE des Graves se présente ! (2/4)

PORTRAITS-2

En 2017, chaque membre de l’équipe du PLIE se présente à vous !

Après l’équipe de mobilisation des employeurs, zoom sur une partie des référentes du PLIE des Graves : Narjès Dimassi, référente PLIE des Graves au CCAS, Laëtitia Lenfant, référente PLIE des Graves au Centre social et culturel l’Estey et Katia Olives, référente PLIE des Graves à l’Insup.

Laëtitia LENFANT, référente du PLIE des Graves au Centre social et culturel l’Estey

Pouvez-vous commencer par vous présenter ?

Originaire de Normandie, je suis venue à Bordeaux poursuivre mes études en lettres et arts. Titulaire d’une Maîtrise en arts Plastiques, surveillante d’externat pendant 7 ans, je me destinais à l’enseignement. Les opportunités de la vie m’ont amenée à travailler, en 2005, pour un cabinet de repositionnement professionnel, prestataire de l’ANPE à l’époque, qui mutualisait ses locaux avec une association destinée à l’accompagnement des publics artistes.

D’abord assistante administrative, j’ai pu appréhender le fonctionnement des deux structures. J’ai évolué naturellement sur l’accompagnement individuel mais aussi collectif en tant que consultante et conseillère.

C’est mon licenciement économique qui m’a amenée à postuler à Bègles en 2008. J’ai tout d’abord remplacé la référente PLIE du CCAS qui était alors en congé maternité, puis un autre poste a été créé au Centre social et culturel l’Estey en janvier 2009. Je suis donc restée !

Pouvez-vous nous détailler votre métier ?

Comme mes collègues référentes, j’accompagne en permanence entre 60 et 70 personnes avec des objectifs d’intégrations et de sorties comme le stipule les conventions passées entre le FSE et nos structures.

Nous rencontrons les personnes d’abord lors d’une réunion d’information collective afin de présenter le dispositif du PLIE et nos outils. Puis nos échanges réguliers de déroulent en face à face individuel ou parfois sous la forme de sessions semi-collectives. Mon rôle de référente est d’accompagner, d’orienter, de faciliter et d’aider l’articulation des étapes de parcours qui mèneront la personne à son objectif ultime d’emploi durable ou de formation longue qualifiante ou diplômante. Tout ceci rythmé par des temps de réunions avec les autres référentes, les partenaires et l’équipe d’A.DE.L.E. sans lesquels rien de tout ce que nous faisons ne serait possible.

La particularité de mon poste au sein du Centre social et culturel l’Estey est de bénéficier de la richesse du lieu et de l’équipe d’animation, de travailler en transversalité et de pouvoir proposer aussi d’autres relais qui participent à l’insertion (animations, ateliers, bistrot, sorties, don…).

 

Qu’est-ce qui vous fait vous lever le matin ? Quelle est votre motivation ?

Rencontrer les gens : les participants, les collègues, les partenaires… Pour échanger, construire… Il y a autant de parcours qu’il y a de personnes. Notre métier est humainement très riche.

 

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Katia OLIVESKatia OLIVES, référente du PLIE des Graves à l’Insup

Pouvez-vous commencer par vous présenter ?

Après une licence de sociologie à Bordeaux, j’ai travaillé en emploi jeune dans un collège durant 5 ans. Sur ce poste, je gérais un foyer, je travaillais sur l’orientation des élèves de 3ème, mais aussi à la vie scolaire avec l’équipe et les CPE (conseillers principaux d’éducation) et avec les professeurs.

En 2004, j’ai fait la formation CIP (Conseiller en insertion professionnelle) à l’Afpa de Pessac. De 2005 à 2009, j’ai travaillé à la Mission Locale de Besançon. Sur ce poste, j’étais référente PLIE à mi-temps et j’étais conseillère sur un quartier où je recevais du public, jeunes et adultes. De 2009 à 2011, j’étais conseillère à la Mission Locale de Haute-Garonne à Toulouse. J’ai travaillé sur le décrochage scolaire en collaboration étroite avec l’Education nationale (CIO et MGI -Mission générale Insertion). Je faisais une permanence sur le secteur rural. À mon retour sur la région bordelaise, j’ai travaillé 3 mois au Pôle Emploi de Langon puis en Avril 2012, j’ai pris le poste de référente PLIE à l’Insup.

Mon parcours de conseillère en insertion professionnelle est riche d’expériences et me conforte dans mon choix de carrière. J’apprécie le contact avec les participants, le lien créé avec les personnes accompagnées. Le métier de référent PLIE me permet d’accompagner des participants sur la durée. La confiance a le temps de se mettre en place. Ce poste de référent PLIE me correspond de par l’autonomie que j’ai dans ma pratique. J’ai le temps de prendre le temps si besoin.

Pouvez-vous nous détailler votre métier ?

Mon métier de référente PLIE à l’Insup consiste à accompagner de manière individualisée des participants dans leur insertion professionnelle. Les personnes sont envoyées par les partenaires : Pôle Emploi, Service Emploi de Bègles, Structures d’Insertion par l’Activité économique, travailleurs sociaux…

J’ai des objectifs d’entrée, 40 dans l’année, et des objectifs de sortie, 50% sorties positives (CDI, CDD plus de 6 mois, Création entreprise, Formation). J’accompagne entre 60 et 70 participants.

Ma feuille de route est de réaliser un accompagnement renforcé auprès des participants. Je dois avoir un contact régulier avec eux. Je les aide à avancer dans leur parcours en prenant en compte la situation de départ. Ensuite on fixe des objectifs qui sont bien entendus évolutifs tout au long de l’accompagnement. Et même s’il s’agit d’accompagnement individuel, je travaille en collaboration avec des partenaires précieux tels que Pôle Emploi, le Département, des travailleurs sociaux, des organismes de formation…

Qu’est-ce qui vous fait vous lever le matin ? Quelle est votre motivation ?

Ce que j’aime dans ce travail, c’est :

  • le lien avec les participants, les collègues, les partenaires
  • La diversité des tâches à effectuer
  • Laisser la place à l’imprévu

Un dernier mot ?

Envie, écoute, réactivité, opportunités à saisir !

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Narjes DIMASSINarjès DIMASSI, référente du PLIE des Graves au CCAS de Bègles

Pouvez-vous commencer par vous présenter ?

De formation universitaire en lettres, je me destinais à passer les concours de l’Éducation Nationale, particulièrement attirée par la fonction de Conseiller Principale d’Éducation…

Un goût pour la relation humaine et déjà sensibilisée aux questions d’orientation, d’accompagnement…

J’ai exercé les fonctions de Chargée d’insertion socio-professionnelle pendant plus de 8 ans dans différentes structures auprès de publics variés, avant de rejoindre l’équipe du PLIE des Graves en septembre 2015 en tant que référente.

Pouvez-vous nous détailler votre métier ?

 

Ma mission principale consiste à faciliter l’accès à l’emploi des personnes qui rencontrent des difficultés d’insertion professionnelle. Toutes les actions mises en œuvre dans le cadre de l’accompagnement individualisé découlent de cette mission principale.

Je travaille au sein d’une équipe pluridisciplinaire (travailleurs sociaux, chargées de relations-entreprises, chargée de mission Clause…) et avec différents acteurs de l’insertion sur le territoire béglais (structures IAE et de la formation, des employeurs…).

L’objectif est de s’appuyer sur un maillage territorial et des expertises complémentaires pour concourir à la réussite des parcours d’insertion professionnelle.

J’oriente et coordonne en fonction d’un plan d’action co-construit avec les participants qui tient compte de l’avancée des projets et des besoins.

Les participants sont régulièrement reçus en entretien individuel que j’alterne avec des temps d’échanges collectifs (petit groupe 4 à 6 personnes maximum) animés sur les bases de la Méthode ADVP (Activation du Développement Vocationnel et Personnel). L’objectif est d’impulser une dynamique favorisant l’estime de soi et l’autonomie du participant par une prise de conscience de ses ressources et par le développement de ses connaissances des secteurs, des métiers et des techniques de recherches d’emploi.

Un dernier mot ?

Je demande souvent aux participants de s’imaginer à vélo et de positionner leur référente : devant ou derrière le vélo ? sur le vélo ? ou encore à côté du vélo ?

La référente est bien à côté de la personne qui pend la décision d’avancer ou de s’arrêter, de pédaler à son rythme, de prendre un chemin plutôt qu’un autre…

La vision n’est toutefois pas la même puisque cette position de co-pilote sous-entend une lecture de carte et de plan, baliser les chemins, étudier les champs des possibles et surtout permettre à la personne de faire ses propres choix.

Si un référent de parcours est un expert concernant les moyens, c’est bien la personne elle-même qui est l’experte de sa vie.