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Visa numérique : une action pré-qualifiante aux outils du numérique dispensée par l’Insup.

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L’action « Visa numérique », labellisée ‘Grande Ecole du numérique’, réseau de plus de 400 formations aux métiers du digital lancée par le Gouvernement Français, s’est déroulée d’octobre 2017 à avril 2018.

« L’action s’est concentrée la maîtrise des outils du numérique : PAO (publication assistée par ordinateur), développement web (création de sites Internet), référencement, culture numérique et community-management.
Les matières générales telles que l’anglais, la bureautique, le français et les mathématiques ont également été passées en revue. En parallèle de ces cours, les participants à l’action ont pu bénéficié d’un accompagnement au projet professionnel 
», présente Céline Durandeau, responsable de l’Insup de Bègles.

Menée par des formateurs experts chacun dans leurs domaines, cette action a permis de mettre en évidence les réalités de l’emploi dans le secteur du numérique.

Pierre, participant du PLIE des Graves, a toujours eu ce goût pour les jeux-vidéos, les logiciels et le côté esthétique du numérique. Entré dans le dispositif du PLIE des Graves pour une reconversion, il a pu valider son projet professionnel : « Je crois que grâce à cette action, Pierre a eu la révélation. Après avoir accumulé de nombreuses expériences professionnelles sans trouver de véritable métier, il a validé son projet professionnel au fil de l’action ‘Visa numérique’ » présente Narjès Dimassi, référente du PLIE des Graves rattachée au Centre Communal d’Action Sociale de Bègles.

« J’avais une facilité avec ce monde digital. Au fil de la formation, j’ai amélioré mes compétences en graphisme, j’ai découvert ce qu’était le community-management et j’ai pu remettre à niveau mes compétences en français et mathématiques. À mi-parcours, j’ai réalisé un stage d’un mois dans une agence de développement web où j’ai beaucoup appris.
Aujourd’hui, après avoir accumulé les expériences sans trouver ma voie, j’ai réussi à reprendre confiance, j’ai pu rencontrer des personnes très accueillantes et à l’écoute. Aujourd’hui, je voudrais me spécialiser : je compte intégrer une formation diplômante dès la rentrée 
», explique Pierre.

Cette action a permis à certains de dynamiser leur parcours et compléter leurs connaissances. À l’image de Stéphanie, ancienne opératrice prépresse : « cette action a permis à chacun de trouver et d’approfondir ses capacités. Cela a été vraiment enrichissant, aussi bien en termes humains qu’en termes professionnels. Aujourd’hui, je continue ma recherche d’emploi, tout en ayant un bagage de compétences supplémentaires, qui pourra faire la différence ».

« En parallèle de la formation, une journée « Insup Party » a été organisée en avril pendant laquelle un espace-game a été organisé, un espace de rétro-gaming a été installé, une exposition de travaux infographiques et un atelier de tatouages éphémères ont été mis en place. Cette journée ouverte au public a été organisée par l’ensemble du groupe, qui avait travaillé en amont sur la communication », ajoute Céline Durandeau.

Une deuxième session est en préparation pour l’automne.

Quand « l’action entraîne l’action » : retour sur le parcours sans fausse note de Jennifer

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Après une longue période sans emploi, Jennifer est entrée dans le dispositif du PLIE des Graves déterminée et décidée. Originaire d’Angola et anglophone, elle est titulaire d’un diplôme et de plusieurs expériences dans le secteur de l’entretien et la propreté.

Arrivée en France, ses premiers objectifs étaient de lever les freins pour l’accès à l’emploi : apprendre le français et passer son permis de conduire.

« Dès le début de l’accompagnement, j’ai positionné cette dame sur une action menée par Alter Ego sur l’accession au code de la route. Par la suite, elle a intégré la formation du FLE (Français Langue Etrangère) afin de perfectionner son niveau de français. Puis, l’action de préparation à l’entretien d’embauche dispensée par l’organisme de formation Odysseus était nécessaire pour qu’elle valoriser son projet professionnel, se réconcilie avec son parcours, reprenne confiance et se préparer à se présenter » détaille Katia Olives, référente du PLIE des Graves à l’Insup.

Diplômée depuis 2007, il lui fallait lever les freins périphériques à l’accès à l’emploi : « Aujourd’hui, lorsque je regarde mon parcours au sein du PLIE des Graves, je suis contente. L’équipe m’a aidée à retrouver la voie de l’emploi. Il me fallait ce coup de pouce. Je suis épanouie ! », s’exprime Jennifer.

Dès la fin du mois d’août 2017, Jennifer a terminé sa formation de français et a obtenu son code de la route. Et au même moment, elle signait un contrat aidé (CAE) avec la Mairie de Bègles en tant qu’agent de service en établissement scolaire.

« Sa volonté tenace a fait que tout s’est bien passé ! Ça montre que ‘l’action entraîne l’action’. Jennifer s’est énormément investie dans la formation, dans son parcours. Aujourd’hui titulaire du code de la route, le Département de la Gironde contribue au financement de ses heures de conduite pour qu’elle puisse passer son permis. Elle est sous contrat jusqu’en août 2019 avec la Mairie de Bègles. Finalement, les choses se mettent en place quand les personnes s’investissent. Nous, l’équipe du PLIE des Graves, sommes aux côtés des participants pour leur remettre les pieds à l’étrier, les positionner au mieux sur les bonnes actions. Si le participant est engagé dans une dynamique, cela se fait tout seul ! », conclut Katia.

Retour sur l’Assemblée Générale de l’association A.DE.L.E. organisée le 5 juin 2018

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L’association A.DE.L.E. a présenté son rapport d’activité de l’année 2017 lors de son assemblée générale, le 5 juin 2018.

Au total, ce sont 505 participants qui ont été suivis dont une large majorité de femmes (60%), 56% de personnes âgées entre 25 et 44 ans et 12% de résidents d’un quartier Politique de la Ville. À la fin de l’année 2017, le PLIE des Graves comptabilisait 189 sorties du dispositif, dont 47% pour un emploi ou une formation qualifiante.

La mobilisation des employeurs s’est également renforcée. L’équipe comptabilise 225 rendez-vous d’entreprises réalisés, près de 300 offres d’emploi collectées et près de 330 mises en relation.

Le dispositif de la clause d’insertion accélère d’ailleurs cette dynamique. Le PLIE des Graves accompagne et conseille les entreprises dans les modalités de mise en œuvre, met en relation les donneurs d’ordre et les candidats, suit le déroulement de la mise en situation professionnelle et contribue à l’analyse et au reporting de l’opération. En 2017, 245 participants ont été en contrats, comptabilisant plus de 50 000 heures d’insertion, dont 3 276 réalisées dans le cadre du chantier de panneaux photovoltaïques porté par la société Valorem.

Le PLIE des Graves a coordonné de nombreuses actions, toujours dans l’optique de favoriser l’emploi et l’insertion des personnes :

  • Actions de levée des freins à l’emploi :
  • Ateliers de techniques de recherche d’emploi
  • Coaching vers l’emploi
  • Orientation
  • Aide à la mobilité
  • Lutte contre les discriminations et promotion de l’égalité femmes/hommes
  • Professionnalisation des équipes par des échanges de pratiques

Le PLIE des Graves met en place de nombreuses actions à destination des participants dans l’objectif de faire découvrir un secteur d’activité, valider un projet professionnel, permettre au participant de se projeter ou agir sur les freins périphériques à l’accès à l’emploi.

  • Actions Initiations et découvertes de métiers :
  • Services aux personnes
  • Sécurité
  • Logistique
  • Propreté
  • Vente
  • Actions Développement des compétences :
  • Mobilité avec accession au permis B
  • Préparation à l’entretien d’embauche
  • Acquisition des codes de l’entreprise
  • Compétences numériques et bureautiques
  • Compétences spécifiques liées à un projet

En 2017, 81 participants ont participé à 94 actions. 70% d’entre eux ont connu une suite de parcours positive avec un emploi ou une formation.

Enfin, le Service Emploi de Bègles est le relais privilégié des habitants de la ville de Bègles pour toute question relative à l’emploi ou à la formation. Elle a organisé de nombreux rendez-vous individuels et reste en étroit lien avec les entreprises du territoire pouvant éprouver un besoin de recruter.

Suite à ce bilan d’activité, l’année 2018 présente de nouvelles priorités :

  • Accompagnement de 516 participants dont 200 nouvelles intégrations
  • Déploiement de nouvelles actions « Initiation et Découvertes des métiers » et actions « Développement de compétences »
  • Poursuite de la professionnalisation des équipes et des participants
  • Promotion de l’égalité femmes-hommes et l’égalité des chances
  • Sensibilisation aux métiers du numérique
  • Développement du coaching renforcé pour le public sénior
  • Collaboration avec la Maison de l’Emploi de Bordeaux pour l’accompagnement des entreprises qui recrutent sur le périmètre de l’EPA Bordeaux Euratlantique
  • Développement de la communication sur les réseaux sociaux
  • Renforcement du partenariat avec Pôle Emploi, Bordeaux Métropole et le Département de la Gironde.

La Ville de Bègles s’engage sur les Parcours emploi compétences alliant le triptyque emploi-formation-accompagnement

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Depuis janvier 2018, les contrats aidés ont été transformés en parcours emploi compétences. Ces emplois permettent de développer des compétences transférables, un accès facilité à la formation et un accompagnement tout au long du parcours tant par l’employeur que par le service public de l’emploi, avec pour objectif l’inclusion durable dans l’emploi des personnes les plus éloignées du marché du travail.

Depuis très longtemps, la ville de Bègles s’engage dans une politique d’insertion. Ainsi, elle offre et met en œuvre ce nouveau dispositif.

« La volonté municipale a toujours été de s’inscrire dans ces dispositifs d’insertion. Le rôle d’une collectivité territoriale, à l’image de la ville de Bègles, est de participer de manière active à cet effort. C’est pourquoi, nous incarnons la politique que nous menons en intégrant des parcours emploi compétences chaque année », détaille Gilbert Percheron, directeur général adjoint de la mairie de Bègles, en charge des ressources humaines.

La ville de Bègles travaille en étroite collaboration avec le PLIE des Graves dans la mise en œuvre du dispositif. Des temps de travail sont organisés entre les deux entités pour traduire la volonté politique en matière d’insertion et permettre à des participants du PLIE des Graves d’intégrer ces emplois de parcours.
« La Mairie de Bègles, par son action, est un point d’appui aux missions menées par l’association A.DE.L.E. et le PLIE des Graves. La Ville offre ainsi des emplois de parcours qui viennent compléter les emplois permanents. La collectivité s’inscrit entièrement dans le dispositif car chaque bénéficiaire de ce dispositif est intégré dans un processus d’accompagnement, de tutorat et peut bénéficier des formations internes organisées dans chaque service », ajoute Gilbert Percheron.

Cette année, la Ville a pour objectif de recruter 6 parcours emploi-compétences, ce qui représenterait 6 500 heures d’insertion.

Partenariat A.DE.L.E / Bordeaux Métropole : un relais d’offres d’emploi des entreprises qui s’implantent dans le cadre du programme de modernisation de Bordeaux Euratlantique

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Dans le cadre des grands projets d’aménagement de Bordeaux Euratlantique, Bordeaux Métropole a confié à la Maison de l’Emploi de Bordeaux le rôle de guichet unique à destination des entreprises qui s’implantent dans le cadre de l’opération d’intérêt national.

« La Maison de l’Emploi de Bordeaux s’occupe de recueillir les offres d’emploi. Elle accompagne les entreprises dans leur installation et relaie toutes les informations relatives à l’emploi, à tous ses partenaires engagés pour l’emploi, et notamment l’association A.DE.L.E. », explique Nathalie Anquetil, Chargée de mission du Service Emploi de la ville de Bègles.

Ainsi, dès le 1er août 2018, une action sur le Développement de l’emploi dans le cadre de l’opération d’intérêt national Bordeaux Atlantique sera lancée et pilotée par A.DE.L.E. dans le cadre du Service emploi. Elle fera l’objet d’une convention entre l’association A.DE.L.E. et Bordeaux Métropole.

Les objectifs de cette action sont multiples :

  • Participation active au comité technique de la Maison de l’Emploi de Bordeaux
  • Etudes des offres d’emploi et relais auprès des acteurs de l’emploi sur la ville de Bègles
  • Mise en œuvre d’une ingénierie technique et juridique d’optimisation des recrutements au profit des entreprises et des demandeurs d’emploi.
  • Favoriser l’intégration des nouvelles entreprises dans l’environnement socio-économique Béglais.
  • Mesure de l’impact social des actions engagées sur le territoire
  • Etablir un bilan des actions auprès de Bordeaux Métropole.

Les publics visés par cette action sont les demandeurs d’emploi issus du territoire de Bordeaux Métropole, les partenaires du territoire engagés sur l’emploi et l’insertion et les entreprises du périmètre Bordeaux Euratlantique.

Portrait d’Alice-Odile Antoine-Edouard, Responsable du service Solidarités de la CCM

Depuis le début de l’année 2018, Alice-Odile Antoine-Edouard est la nouvelle Responsable du service Solidarités de la Communauté de Communes de Montesquieu.

Après un parcours au CCAS de Bordeaux et au Conseil Départemental des Hauts-de-Seine, c’est à la Communauté de Communes de Montesquieu qu’Alice-Odile poursuit son action professionnelle au bénéfice des publics en difficulté.
Découvrez son portrait !

 

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Quand une réorientation obligatoire permet de repartir du bon pied : le témoignage de Cendrine

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Suite à des difficultés de santé qui l’ont éloignée de son ancien métier, Cendrine a dû reconstruire un projet professionnel. Entrée dans le dispositif du PLIE des Graves en 2016, elle a entrepris un travail de réorientation.

« J’ai été aide-fleuriste, mais aussi aide à domicile. Puis, après une dépression, j’ai dû arrêter de travailler pendant une longue période. Lorsque j’ai voulu reprendre le chemin de l’emploi, il a fallu que je réfléchisse à une réorientation professionnelle. De Pôle Emploi, j’ai été redirigée vers le PLIE des Graves grâce auquel j’ai pu participer à des actions qui m’ont aidée à retrouver ma voie », témoigne Cendrine.

Après avoir participé à une action de découverte des métiers de la vente et plusieurs stages, Cendrine se positionne : « J’ai déjà travaillé dans la vente en étant fleuriste dans le passé. Le projet m’a plu tout de suite. Par la suite, j’ai participé à une action de coaching avec le PLIE. J’y ai refait mon CV, ma lettre de motivation, j’ai été remotivée à chercher du travail, j’ai travaillé ma présentation… » ajoute Cendrine.

Cendrine a enchaîné avec une formation spécifique dans la vente alimentaire. Elle a réalisé un stage dans une boulangerie qui a définitivement validé son projet : « J’ai été embauchée en CDI, à temps plein, à la boulangerie d’Auchan La Brède en février 2018. Si je devais faire le bilan de mon parcours, je dirais que le PLIE des Graves m’a positionnée sur les bonnes formations. Les équipes du PLIE nous suggère toujours le meilleur chemin pour accéder et valider son projet ! Je suis très heureuse », conclut Cendrine.

La clause d’insertion : un tremplin vers l’emploi durable.

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Vilogia est un groupe privé d’immobilier social. Implanté à Bègles, il a conclu un marché d’entretien de ses résidences avec l’entreprise Vidimus à la fin de l’année 2016. En partenariat avec l’association A.DE.L.E., la clause d’insertion a été intégrée dans le marché et une mise en relation avec un candidat a été organisée.

« L’association A.DE.L.E. a accompagné Vilogia dans l’intégration de la clause d’insertion sur un marché d’entretien des bâtiments. Déjà présente dans les marchés de construction des résidences, il y avait une volonté réciproque de poursuivre la mise en œuvre de la clause d’insertion dans les marchés d’entretien et de maintenance. Notre rôle a également été de présenter un candidat, correspondant aux critères de la clause et issu du territoire », détaille Elisabeth Abrivat, chargée de mission clause au PLIE des Graves.

Suivi par la Mission Locale, Julien, un jeune béglais de 25 ans à l’époque, a été positionné. « J’ai été en recherche d’emploi pendant deux ans et demi. Au sein de la Mission locale où j’ai été suivi, j’ai travaillé sur ma reconversion professionnelle. Je visais un secteur particulier, mais je ne trouvais pas d’emploi. L’an dernier, j’ai été mis en relation avec l’entreprise Vidimus et j’ai candidaté sur le poste d’agent de services. J’ai su prouver ma motivation et mon sérieux et aujourd’hui, je suis en CDI », raconte le jeune homme.

Sur le marché initial, 500 heures d’insertion étaient prévues. À la fin, ce sont 1930 heures qui ont été réalisées par Julien.

Grâce au travail conjoint entre la Mission locale et le PLIE des Graves, Julien a pu être suivi et accompagné dans sa recherche d’emploi. « J’ai été très bien suivi par la Mission locale et par l’équipe de l’association A.DE.L.E. Il m’est arrivé d’ailleurs d’envoyer des personnes de mon entourage vers ces structures pour leur recherche d’emploi », témoigne Julien.

ALIFS / A.DE.L.E. : un partenariat intense en faveur de la lutte contre les discriminations.

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Depuis de nombreuses années, les membres de l’équipe de l’association A.DE.L.E sont formés et sensibilisés dans la lutte contre les discriminations, notamment présentes dans les champs de l’emploi et de l’insertion.

Les référentes, les chargées de relations-entreprises et tous les professionnels au contact des publics en recherche d’emploi participent à plusieurs actions en faveur de la lutte contre les discriminations, animées par l’association ALIFS (Association du Lien Interculturel Familial et Social).

« L’association ALIFS a pour mission première l’intégration des populations issues de l’immigration ou économiquement faibles. Nous travaillons pour l’accès au droit, à la culture et à la citoyenneté, qui se recoupent dans deux champs d’action : l’action culturelle et l’action sociale », explique Mohamed Fazani, directeur de l’association et également juriste.

Par ses champs d’action, l’ALIFS anime le réseau des acteurs œuvrant pour la lutte contre les discriminations : « nous formons les acteurs sociaux du territoire sur des problématiques liées au droit ou à l’interculturalité, en mettant en place des rencontres, des ateliers ou des échanges de pratiques. Nous sensibilisons les professionnels et nous leurs mettons à disposition une palette d’outils pour repérer des situation de discriminations », ajoute Mohamed Fazani.

Qu’appelle-t-on « discrimination » ? Quelle est la situation actuelle dans notre société ?
« La discrimination est réelle et massive mais il y a peu de contentieux car les preuves ne sont pas mises en avant ou bien, la situation est ‘acceptée’ et consentie. Ceci entretient l’impunité. Par la stigmatisation, les représentations et les préjugés, l’organisation sociale produit et maintient cette discrimination. Notre objectif est ainsi de démanteler cette mentalité généralisée, en signalant des points discriminants et en défendant les droits », détaille Mohamed Fazani.

Ce travail auprès des entreprises, structures sociales et professionnels de l’emploi et de l’insertion est primordial aujourd’hui : « nous menons un travail très important avec la MDSI de Bègles et l’association A.DE.L.E aujourd’hui. C’est un partenariat intense qui nous unit : nous sensibilisons les équipes à la capacité de détecter des situations de discrimination. Ces diagnostics sont importants dans notre mission. C’est une réelle acculturation juridique des équipes qui est ainsi menée », conclut Mohamed Fazani.

En 2018, un référentiel de lutte contre les discriminations sera mis en place. L’objectif de ce dispositif est d’indiquer aux professionnels la posture à adopter en cas de situation discriminante.

L’égalité femmes-hommes : une cause défendue par le CIDFF de la Gironde et l’association A.DE.L.E.

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Le CIDFF de la Gironde (Centre d’Information sur les droits des Femmes et des Familles), membre du réseau national des CIDFF, exerce une mission d’intérêt général, confiée par l’État, pour favoriser l’autonomie sociale, professionnelle et personnelle des femmes et promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes.

L’organisme agit auprès du public en donnant accès à l’information juridique et à l’insertion professionnelle. « Aujourd’hui, 80% du public que nous recevons sont des femmes. Nous travaillons énormément sur le champ de l’emploi, terreau d’inégalités. Aussi, en France, seulement 30% des chefs d’entreprise sont des femmes. Il y a beaucoup de freins à lever et les questions de légitimité et d’égalité sont également au cœur de notre action », explique Marie-Françoise Raybaud, directrice du CIDFF de la Gironde.

Pour compléter ses actions, le CIDFF se tourne également vers les entreprises, établissements scolaires et professionnels de l’insertion pour sensibiliser, prévenir et informer sur ces questions d’égalité entre les femmes et les hommes dans l’emploi.

« Depuis 3 ans, nous formons et sensibilisons l’équipe de l’association A.DE.L.E. Nous sommes intervenus à plusieurs reprises afin de mobiliser l’ensemble des personnes de l’association à se questionner sur leurs propres pratiques, leurs façons de travailler, en intégrant le prisme de l’égalité et de la mixité. Intégrer la notion d’égalité, c’est changer de culture, bouleverser le regard que nous pouvons avoir au départ. Parfois, nous véhiculons nos propres représentations. Tout le travail du CIDFF est ainsi d’outiller les professionnels de l’insertion et leur faire prendre du recul par rapport à cette question », détaille Marie-Françoise Raybaud.

Lorsque nous observons les secteurs porteurs d’emploi, la question d’ouverture professionnelle est parfois posée aux femmes en recherche d’emploi. Marie-Françoise Raybaud ajoute ainsi : « La découverte de nouveaux secteurs pouvant être sources d’insertion professionnelle peut permettre la déconstruction des représentations. Instaurer une mixité dans une entreprise est une volonté. C’est un travail que nous opérons auprès des entreprises, des directions de ressources humaines et des cadres techniques, sur le terrain. Enfin, nous outillons les professionnels de l’insertion pour permettre aux personnes en recherche d’emploi – notamment les femmes – d’ouvrir leur champs des possibles pour se positionner sur des emplois intéressants qu’elles peuvent pourvoir ».

À la fin du mois de novembre 2017, Narjès Dimassi et Laetitia Lenfant, respectivement référentes du PLIE des Graves au CCAS et au Centre social de l’Estey, ont animé un atelier à la ludothèque de Bègles. « Les participants à l’atelier ont dû choisir un jouet avec lequel ils jouaient lorsqu’ils étaient enfant, celui qu’ils ont transmis à leurs propres enfants, celui qu’ils n’ont pas aimé… Tout ceci a permis de poser le débat et de s’emparer de la question des représentations sociales et des stéréotypes de façon naturelle. Cela pousse les participants à se questionner et prendre du recul par rapport à la problématique », témoignage Narjès.

Ainsi, les membres de l’équipe du PLIE des Graves, formés et sensibilisés par le CIDFF, confrontent les participants à cette question des préjugés, qui peuvent se retrouver dans le champ de l’emploi. « Au tout début de ma carrière, il a dû m’arriver de ne pas positionner ou de ne pas faire de lien entre une entreprise, un poste et une personne, parce que j’avais des représentations personnelles, mais je ne m’en rendais absolument pas compte. Aujourd’hui, j’associe un projet à un positionnement. La question ne se pose plus. Je pense que les formations que nous pouvons suivre et qui nous permettent d’être sensibilisés me permettent aujourd’hui d’être vigilantes dans mes postures et les propositions que je peux faire aux participants du PLIE des Graves que je suis », affirme Narjès.

Véronique Debelleix, chargée de relations-entreprises du PLIE des Graves sur le territoire de la Communauté de communes de Montesquieu (CCM), témoigne : « Lorsque nous élaborons le projet avec le demandeur d’emploi, des questions sur la capacité à travailler sur tel ou tel poste peuvent se poser. C’est à nous de prendre du recul, d’accompagner et d’aider ces personnes à se positionner. Côté entreprises, certaines se remettent en question et hésitent à embaucher une femme par exemple. C’est à nous de déconstruire les idées reçues et d’insister sur les qualités et compétences d’une participante en recherche d’emploi qui pourra très bien correspondre aux attentes du poste ».

Cette prise en compte de l’importance de l’égalité femmes-hommes dans l’emploi par l’équipe d’A.DE.L.E. s’est également illustrée par le cycle d’ateliers à destination des participants – femmes et hommes, de tout âge – autour de l’autonomie dans la recherche d’emploi et l’ouverture des possibilités qu’avaient organisé Aline Franiatte et Laëtitia Goffre, référentes PLIE des Graves de la CCM en 2016.